
Quand on réserve sa première adresse internet, on hésite souvent entre deux ou trois extensions. Le .com paraît évident, presque automatique. Le .fr semble plus modeste, plus local.
Les chiffres racontent une autre histoire. En France, l’extension nationale n’est plus l’option de repli : c’est devenue l’option majoritaire. Voici ce que disent les données publiées chaque année par l’Afnic, l’association désignée par l’État pour gérer le .fr.
Au 31 décembre 2025, l’Afnic recensait 4 319 120 noms de domaine en .fr. C’est un peu plus de 4,3 millions d’adresses internet françaises actives, portées par des entreprises, des associations, des indépendants et des particuliers.
L’année 2025 a par ailleurs établi un record de créations : environ 853 000 nouveaux .fr enregistrés, soit une hausse de 6,3 % par rapport à 2024. Jamais autant de nouveaux noms n’avaient été déposés sur cette extension en une seule année.
Le stock total, lui, progresse de 2,4 %.
Ce sont des ordres de grandeur qu’il faut avoir en tête : le .fr n’est pas une niche. C’est l’un des piliers du web français, aux côtés du .com.
Le chiffre brut est intéressant. La tendance l’est encore plus.
L’Afnic publie également une analyse du marché mondial des noms de domaine. Elle montre que le .com, longtemps considéré comme incontournable, a connu deux années de recul de son parc (en 2023 et 2024) avant de repartir légèrement à la hausse en 2025. Sa part de marché mondiale, elle, continue de s’éroder année après année.
Pendant ce temps, le .fr a poursuivi sa croissance sans interruption.
Le taux de maintenance de l’extension française, c’est-à-dire la part des noms renouvelés d’une année sur l’autre, s’établit à 82,2 % en 2025. À titre de comparaison, l’Afnic situe celui du .com à 78 % sur la même période.
Ce dernier indicateur est le plus parlant de tous. Il ne mesure pas l’enthousiasme du moment, il mesure la fidélité. Un nom que l’on renouvelle, c’est un nom qui sert.
Le .fr n’est pas l’extension des grands groupes. C’est celle des boulangeries, des cabinets de kiné, des associations sportives, des artisans plombiers et des consultants indépendants.
L’Afnic estime que le .fr représente environ 40 % des noms de domaine actifs en France, toutes extensions confondues. Cette part est stable depuis plusieurs années, ce qui traduit une habitude installée plutôt qu’un effet de mode.
Quand un client français cherche un professionnel près de chez lui, il tombe donc statistiquement très souvent sur une adresse en .fr. Cette familiarité joue.
Beaucoup de noms de domaine dans le monde sont enregistrés puis jamais utilisés : réservations spéculatives, portefeuilles dormants, noms achetés pour être revendus.
Le taux de renouvellement élevé du .fr suggère un profil différent. Les titulaires gardent leur nom parce qu’il pointe vers un site actif ou vers des adresses e-mail professionnelles utilisées tous les jours.
Une extension nationale (les spécialistes parlent de ccTLD, pour country code top-level domain) transmet une information avant même que la page ne s’ouvre : cette entreprise exerce en France.
Pour une activité locale ou nationale, c’est un raccourci utile. Pour un client qui compare trois devis, c’est un repère.
C’est un argument très concret et rarement mis en avant. Sur le .com, les noms courts et évidents sont pris depuis vingt ans. Trouver une adresse simple relève souvent du casse-tête, ou passe par des ajouts artificiels du type « monentreprise-officiel ».
Le .fr, avec ses 4,3 millions de noms face aux 165 millions du .com, laisse encore beaucoup de place. Un artisan qui veut réserver dupont-plomberie.fr a de bonnes chances d’y arriver.
L’Afnic est une association à but non lucratif. Elle a été créée par l’Inria et c’est l’État qui l’a désignée comme office d’enregistrement du .fr.
Concrètement, cela signifie que l’extension est encadrée par des règles publiques : conditions d’éligibilité, procédures de résolution des litiges, obligations de joignabilité des titulaires. Ce cadre ne rend pas votre site meilleur, mais il structure l’écosystème dans lequel vous déposez votre nom.
Non, et il serait malhonnête de le prétendre.
Si votre activité vise l’international dès le premier jour, si vous vendez en anglais ou si votre marché principal est hors de France, le raisonnement change complètement. L’extension doit suivre le marché, pas l’inverse.
Mais si vos clients sont français, si votre activité est locale ou nationale, alors le .fr n’est plus le choix « par défaut » qu’il a pu être. C’est aujourd’hui le choix majoritaire, et les chiffres le confirment année après année.
Combien y a-t-il de noms de domaine en .fr ?
4 319 120 au 31 décembre 2025, selon le bilan annuel publié par l’Afnic.
Le .fr est-il plus utilisé que le .com en France ?
Le .fr représente environ 40 % des noms de domaine actifs en France, ce qui en fait la première extension du pays devant le .com. Attention toutefois : ces deux extensions cohabitent très souvent chez la même entreprise.
Qui gère l’extension .fr ?
L’Afnic, une association française à but non lucratif désignée par l’État comme office d’enregistrement.
Faut-il être français pour réserver un .fr ?
Non. Il faut résider dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse, ou y avoir son siège social. Ce point fait l’objet d’un article dédié dans cette série.
Vous savez maintenant ce que pèse le .fr. Reste à savoir si le nom que vous avez en tête est encore libre, et c’est souvent la vraie question.
Vérifiez la disponibilité de votre nom de domaine en .fr, la première année est offerte. Notre équipe basée en France répond à vos questions avant, pendant et après la réservation.
Et si vous démarrez tout juste votre présence en ligne, l’Afnic met à disposition un programme d’accompagnement gratuit, Réussir en .fr, avec un autodiagnostic et des ateliers animés partout en France.