
C’est la question qui bloque le plus de créateurs d’entreprise au moment de réserver leur adresse internet. On sent bien que le choix n’est pas anodin, sans arriver à mettre le doigt sur ce qui le rend important.
Bonne nouvelle : la décision se prend avec trois questions simples, et il existe une réponse qui évite souvent d’avoir à choisir.
Le .com est une extension générique. À l’origine pensée pour les activités commerciales, elle est aujourd’hui ouverte à tous, partout dans le monde. Elle ne dit rien de votre localisation.
Le .fr est une extension nationale. Elle est rattachée à la France et administrée par l’Afnic, l’association désignée par l’État. Elle indique un territoire.
Toute la décision tient dans cette nuance. L’une est neutre géographiquement, l’autre est explicite.
Techniquement, en revanche, il n’y a aucune différence. Même vitesse d’affichage, même possibilité d’ouvrir une boutique en ligne, même compatibilité avec tous les hébergeurs et tous les outils. Personne ne fait un meilleur site parce qu’il a un .com.
C’est le critère qui pèse le plus lourd, et de loin.
Vos clients sont en France, ou majoritairement en France. Le .fr envoie le bon signal. Un artisan menuisier à Angers, un cabinet d’expertise comptable à Lille, une association de quartier : dans tous ces cas, indiquer sa nationalité n’est pas une limite, c’est une information utile.
Vos clients sont dispersés dans plusieurs pays. Le .com garde ici un avantage réel. Il ne suggère aucune frontière, il ne demande aucune traduction mentale au visiteur allemand ou canadien.
Vous vendez en France mais vous visez l’export à moyen terme. Le cas le plus fréquent, et le plus mal tranché. On y revient plus bas.
Voilà le critère que personne n’anticipe et qui décide pourtant très souvent à votre place.
Le .com compte environ 165 millions de noms enregistrés dans le monde. Le .fr, un peu plus de 4,3 millions. L’écart est massif.
Conséquence directe : sur le .com, les noms courts, clairs et prononçables sont pris depuis longtemps. Ce qui reste vous oblige à des contorsions comme un tiret supplémentaire, un mot ajouté, une orthographe approximative.
Sur le .fr, la même recherche a beaucoup plus de chances d’aboutir sur une adresse propre.
Un nom simple que l’on peut dicter au téléphone sans l’épeler vaut souvent mieux qu’une extension prestigieuse accolée à un nom bancal.
Question un peu brutale, mais utile.
Changer de nom de domaine après deux ans d’activité est possible. Ce n’est ni gratuit ni indolore : il faut mettre en place des redirections, prévenir ses clients, refaire ses supports imprimés, reprendre ses adresses e-mail.
Le coût du mauvais choix est donc réel. C’est ce qui justifie de prendre quinze minutes pour y réfléchir plutôt que de cliquer sur la première suggestion venue.
C’est la solution la plus courante chez les entreprises installées, et elle est plus accessible qu’on ne le croit.
Le principe : vous réservez les deux extensions, vous en utilisez une comme adresse principale, et vous redirigez l’autre vers elle.
Vous obtenez trois choses :
Le budget reste modeste, souvent de l’ordre de quelques dizaines d’euros par an pour les deux, et le .fr est offert la première année chez nom-domaine.fr.
Si vous savez déjà que vous allez vendre à l’étranger, une idée reçue mérite d’être corrigée : un .fr ne vous empêche pas de vendre hors de France.
Il indique une origine, pas une limite. Pour beaucoup de secteurs, cette origine est même un argument commercial. La gastronomie, la cosmétique, l’artisanat d’art, le luxe ou la vigne s’appuient largement sur le savoir-faire français à l’international.
À l’inverse, si vous vendez un logiciel en anglais à des clients répartis sur trois continents, le .fr ajoute une couche d’interprétation dont vous n’avez pas besoin. Prenez le .com.
Plutôt le .fr si : votre clientèle est française, votre activité est locale, vous voulez un nom simple encore disponible, votre origine française fait partie de votre argument.
Plutôt le .com si : votre marché est multi-pays dès le départ, votre communication est en anglais, votre marque existe déjà sous cette extension.
Les deux si : vous hésitez, vous prévoyez de grandir, ou vous tenez à protéger votre nom. C’est le cas de figure le plus fréquent.
Le .com est-il mieux référencé que le .fr ?
Non. Google ne classe pas les extensions par ordre de qualité. En revanche, une extension nationale constitue un signal de ciblage géographique. Un article de cette série est consacré à ce point précis.
Puis-je avoir la même adresse e-mail avec les deux ?
Oui. Vous pouvez faire pointer contact@monentreprise.fr et contact@monentreprise.com vers la même boîte.
Si je prends les deux, lequel dois-je mettre en avant ?
Un seul, toujours le même, sur tous vos supports. L’autre reste en redirection. Deux adresses affichées en parallèle sèment le doute.
Puis-je passer du .com au .fr plus tard ?
Oui, avec des redirections permanentes bien faites. Mieux vaut cependant l’anticiper.
Le meilleur moyen de trancher, c’est encore de tester. En trente secondes, vous saurez si votre nom est libre en .fr, en .com, ou dans les deux.
Lancez la recherche sur nom-domaine.fr : votre .fr est offert la première année, et notre équipe en France peut vous aider à arbitrer si le résultat vous laisse hésitant.
Pour prendre du recul sur l’ensemble de votre présence en ligne, l’autodiagnostic gratuit du programme Réussir en .fr de l’Afnic vous situe en une dizaine de minutes.